Le liège

Le Liège

Le liège est un produit naturel issu de l’écorce du chêne-liège (Quercus Suber L) un arbre noble et majestueux à feuillage persistant mesurant 15 à 20 mètres de haut.

La durée de vie moyenne du chêne-liège est de l’ordre de 150 ans mais peut vivre jusqu’à 300 ans. Espèce qui croit dans le bassin méditerranéen, implanté depuis des millénaires au Portugal qui est le premier producteur mondial a plus de 53 %. Où il couvre plus de 736000 hectares de surface.

  • 100% NATUREL
  • ORIGINAL
  • ÉCOLOGIQUE

Les forêts de chênes-lièges sont d’excellents puits à carbone. Leurs exploitations ont un impact positif au niveau de la fixation du carbone. Un chêne-liège exploité absorbe de 2,5 à 4 fois plus de CO2 qu’un arbre non exploité. Les « montado » forêts de chênes-lièges du Portugal absorbent ainsi 4,8 millions de tonnes de CO2/an, soit 5 % des émissions du pays.

Les « montado » contribuent à soutenir la biodiversité naturelle, y compris pour ce qui la faune sauvage, des pâturages et des arbustes d’herbes aromatiques. C’est l’habitat de nombreux animaux dont des espèces protégées ou en voie de disparition comme le lynx ibérique.

La structure cellulaire unique et inégalable du chêne-liège lui confère douceur, élasticité et compressibilité, légèreté, imperméabilité, d’être imputrescible, résistant à l’usure, hypoallergénique et un excellent isolant thermique et acoustique.

Le principe selon lequel « rien ne se perd, tout se transforme » s’applique à la perfection au liège, recyclable et réutilisable.

 

Son Histoire

Le liège, un produit naturel, recyclable et réutilisable

Aux 17ème siècle, l'industrie du verre fait un bond en avant, Dom Pierre Pérignon, moine bénédictin français, bouche ses bouteilles de champagne avec des bouchons en liège. C’est à ce moment-là que l'industrie du liège connait sa première envolée. Le bouchon de liège s'est alors révélé être le meilleur produit existant pour la conservation des vins.

Aux 19ème siècle, la France, l’Italie et la Tunisie développent l’exploitation systématique des subéraies, les Etats-Unis commencent la plantation de chêne-liège. Ce siècle est marqué par le développement important de l’industrie bouchonnière.

Aux 20ème siècle, l’industrie du liège des pays producteurs investit dans l’innovation et lance de nouveaux produits. En 1903, apparaissent les premiers bouchons avec des disques en liège naturel collés sur un corps formé de granulés de liège agglomérés. Quelques années plus tard, des brevets sont déposés pour l’utilisation du liège dans les courroies de transmission et dans les pneumatiques.

Aujourd'hui, grâce à ses propriétés remarquables, le liège est actuellement utilisé dans des applications de haute technologie, telle que l'industrie automobile ( joints mécanique ). Comme il s’agit d’un excellent isolant thermique, acoustique et vibratoire, sur les pistes d’atterrissage, autoroutes et ponts, le liège est appliqué comme joints de dilatation entre les différents éléments. Dans les barrages, les réservoirs d’eau et les piscines, le liège assure des joints complétements hermétiques. En couverture ou pour les parois intérieurs /extérieurs de construction pour des murs légers et résistants aux fluctuations de température, au feu, au bruit et vibrations. Mais également dans le secteur de l'aéronautique, où le liège est utilisé comme isolant thermique des navettes spatiales. Dans l’industrie pharmaceutique. Pour la création d'objets de design de mobilier contemporain et en tant que matériau différenciateur dans des accessoires de mode. Le liège est aujourd’hui un matériau moderne, performant utilisé dans de plus en plus d’applications.

Sa Récolte

C’est un processus ancestral réalisé par un leveur de manière manuelle qui exige beaucoup de dextérité pour ne pas blesser l’arbre. On débute les écorçages au bout de 25/30 ans de vie du chêne-liège puis tous les 9 ans (la « loi des neuf ans »). Cette opération d’écorçage se dénomme « levée du liège » ; elle a lieu durant la phase la plus active de la croissance de l’écorce du liège ; elle débute mai/juin, et se prolonge jusqu’au mois d’août. L’écorçage est le début du processus qui transforme l’écorce du chêne-liège en tissu végétal. Il consiste à retirer l’écorce extérieure de l’arbre.

L’écorçage est réalisé en cinq étapes : ouvrir, séparer, découper, extraire, enlever le liège du pied, marquage de l’arbre.

Premier écorçage
Le premier écorçage est appelé « démasclage », on obtient un liège de structure irrégulière et très dur, dépourvu d’élasticité, impossible à manipuler et à travailler. On donne à ce liège le nom de « liège vierge » ou « liège male ». Ce liège sert pour les revêtements de sols et murs et en matériau d’isolation.

Second écorçage
Neuf années après le démasclage, au moment du second écorçage, on obtiendra un matériau avec une structure encore irrégulière, moins dur, mais, de qualité moyenne; on appelle le « liège de première reproduction ».

A partir du troisième écorçage
Il aura fallu attendre minimum 43 ans pour obtenir un liège possédant les qualités idéales, pour réaliser du tissu de liège ainsi que des bouchons ; le liège obtenu est appelé « liège de reproduction » ; il présente une structure régulière et une croûte et un ventre lisses. À partir de cette phase et à des intervalles réguliers de 9 années, le chêne-liège est prêt à fournir du liège de qualité pendant environ un siècle et demi.

Période de repos
Après l’écorçage, le liège empilé restera dans les subéraies ou sur des aires spécifiques au sein des usines de transformation. Soumis au soleil et aux intempéries encore 6 à 9 mois. Puis le liège subira plusieurs manipulations pour obtenir le tissu végétal.